Service canadien de renseignements criminels - 2000

LE SERVICE CANADIEN DE RENSEIGNEMENTS CRIMINELS

Le Service canadien de renseignements criminels (SCRC) est un organisme qui facilite l'échange de renseignements entre organismes canadiens d'application de la loi en vue d'enrayer la progression du crime organisé au Canada. Il se compose d'un bureau central, situé à Ottawa, et de neuf bureaux provinciaux installés dans chacune des provinces, sauf à l'Île-du-Prince-Édouard, que sert le Bureau de Nouvelle-Écosse. Le premier fonctionne à l'échelle nationale et les autres, à l'intérieur des limites provinciales.

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Emplacement du bureau central et des bureaux provinciaux

Les membres réguliers du SCRC sont des services de police fédéraux, provinciaux et municipaux canadiens qui disposent de services de renseignements permanents. Ils comprennent actuellement la Gendarmerie royale du Canada, la Sûreté du Québec, la Police provinciale de l'Ontario, la Royal Newfoundland Constabulary et plus de 120 corps de police municipaux et régionaux. Les services de renseignements fournissent au bureau provincial compétent, aux fins d'analyse et de diffusion, des renseignements et des données brutes sur le crime organisé et tout autre phénomène criminel d'importance au Canada.

Outre ses membres réguliers, le SCRC compte des membres associés, qui proviennent des services de police dotés de groupes de renseignements à temps partiel, de même que des membres affiliés, qui sont ou enquêteurs ou des agents de la paix du secteur privé ou public. Les membres associés et les membres affiliés représentent en tout plus de 255 organismes.

Le Bureau central du SCRC reçoit ses directives d'un comité exécutif formé de 20 chefs de police et commandants divisionnaires de la GRC de partout au Canada et est présidé par le Commissaire de la GRC. Le comité se réunit une fois l'an pour examiner les opérations du SCRC, décider de ses priorités et établir ses objectifs. Le Bureau central fait un suivi des progrès par l'entremise des neuf bureaux provinciaux. Les gestionnaires de ces bureaux rencontrent annuellement le directeur du SCRC pour discuter de questions liées au crime organisé et transmettre leurs recommandations au Comité exécutif.
 

Le personnel du Bureau central se compose de membres de la GRC, d'employés de la fonction publique et d'agents en détachement provenant d'autres services de police et d'organismes gouvernementaux.

LE SARC

Le Bureau central exploite une banque de données informatique en direct connue sous le nom de Système automatisé de renseignements sur la criminalité (SARC), qui sert de dépôt d'information à tous les services de renseignements criminels au pays. Tous les services membres contribuent à la collecte, à l'analyse et à la diffusion de renseignements criminels en alimentant le SARC.

À PROPOS DU PRÉSENT RAPPORT

Le rapport annuel du SCRC de 2000 sur le crime organisé a pour but de présenter une vue d'ensemble des groupes criminels et de leurs activités, établie à partir des rapports de renseignements et des rapports d'enquête d'organismes d'application de la loi au Canada et à l'étranger. Le SCRC se fonde notamment sur les renseignements que lui fournissent les organismes qui en sont membres partout au Canada.

Grâce à ce rapport, nous voulons aussi sensibiliser le public afin qu'il nous donne son appui. Si la police veut faire échec au crime organisé, elle doit pouvoir compter sur la collaboration de citoyens qui s'intéressent à ce qui se passe dans leurs quartiers.

Les partenariats que forment les services de police et les organismes d'application de la loi sont de la plus haute importance. Ceux-ci doivent non seulement unir leurs efforts, mais aussi s'allier aux décideurs et au public. Ce rapport vise donc à aider nos partenaires à dresser des plans stratégiques, ainsi qu'à favoriser la collaboration entre tous les organismes qui luttent contre le crime organisé.

Le SCRC axe ses activités de surveillance sur les priorités nationales en matière de crime organisé, notamment les organisations de souche asiatique et est-européenne, de même que les groupes traditionnels (de souche italienne) et les bandes de motards hors la loi, et fait rapport de ce qu'il constate. Il se penche aussi sur l'exploitation sexuelle des enfants dans le cadre de projets de renseignements et a mis en place un bureau de la contrebande qui couvre entre autres le crime organisé de souche autochtone, les mouvements illégaux d'armes à feu et la présence du crime organisé dans les principaux ports. Ce rapport traite aussi de nouveaux enjeux et de questions qui touchent nos partenaires, dont le jeu illégal et les crimes technologiques. Sa table des matières regroupe tous les sujets auxquels s'intéressent tant le SCRC que ses partenaires.

Rapport 2000